lundi 28 décembre 2009

Perou Cañon de Colca




Le matin de Noel nous sommes partis de tres bonne heure pour 3 jours et 2 nuits de randonnee dans le cañon de Colca. Nous etions un groupe de 7, les 5 autres plus le guide, entre 20 et 35 ans tous tres sympa, auraient pu être nos enfants. Il y avait 3 allemands, un italien, un italo peruvien et le guide peruvien Sandro, on se comprenait dans un melange anglais /espagnol.
Apres 4 heures de bus et un petit dejeuner nous longeons, toujours en bus, la partie amont du cañon qui va progressivement s'enfoncer.

Un arrêt pour essayer de voir des condors, l'heure, avant 10 heures est propice aux thermiques qu'ils utilisent pour planner. On en voit mais ils sont un peu loin.

On finit le tour de bus en s'arrêtant au dernier village deservi par la piste, Cabanaconde.
Ici comme dans toute la vallee les femmes sont habillees avec des jupes et des corsages brodes et bien evidemment des chapeaux particuliers. On aurait pu croire que c'etait un costume d'apparat parce que c'etait Noel, et bien non, les jours suivants elles etaient toujours aussi belles.

Cabanaconde est situé sur un petit plateau, en bord du cañon, dans une zone irriguee, surplombant le fond du canon de 1100m .Plus loin vers l'ouest le cañon s'enfonce encore dans une zone plus difficile d'acces pour atteindre une profondeur de 3200m. Quitte a jouer les petits bras nous visiterons le fond a partir de Cabanaconde.
Le spectacle de la descente vaut la peine, le chemin est parfois etroit, mais jamais trop pour donner le vertige à Didier . Nous longeons des falaises de pierre volcanique qui ressemblent a des orgues. Apres quelques arrêts, la traversee de la riviere sur un pont et une petite remontee on decouvre le campement, le club med approvisionne par les mules, avec un confort rustique mais tres agreable apres 4 heures dans le mineral. Des gens habitent ici, vivent de queques cultures, et les plus malins du tourisme. Mème si la biere est 2 fois plus chere qu'a Arequipa elle a dans ce cadre une saveur speciale.La cuisine se fait au feu de bois et les chats se prelassent à côte du foyer
Apres une tres bonne nuit , nous passerons la 1/2 journee suivante a cheminer sur les terrasses irriguees ,et a traverser 2 autres villages toujours sans acces routier. Nous avons droit a la biere locale la Chicha de maïs, c'est bon avec un petit gout aigre doux, on n'en a pas abuse.Presentation dans un petit musee des produits locaux, des coutumes vestimentaires.....













Nous atteignons le campement de la deuxieme nuit ,vers 13h, et là on en croit pas nos yeux. Un Oasis alimenté en eau par des sources thermales a 20 degres, des palmiers, des pelouses, une piscine, le tout bien arrange, avec le même equipement que la premiere nuit. Seul regret la couleur de la piscine , ils auraient pu eviter un ou deux voyage de mules et la laisser grise.









Apres midi de farniente, on va dire qu'on l'avait bien gagnee.

Pour le dernier jour il a bien fallu remonter a Cabanaconde, depart a 5 heures pour eviter le soleil . En prenant le temps, d'un petit pas regulier, au bout de 3 heures tout le monde est en haut,le soleil peut commencer a chauffer.

Le bus arrive apres le petit dejeuner et nous faisons plusieurs arrêts jusqu'a Arequipa :Pour admirer les paysages de cultures en terrasse des incas, nous baigner a Chivay dans des piscines alimentees par des sources thermales et voir les lamas, alpagas et vigognes sur l'Altiplano après le col à 4910 m.Nous avons suivi la tradition qui consiste à construire un petit kern en faisant un voeu aux points hauts ou l'on passe.
















Perou Arequipa



De Nasca a Arequipa nous avons pris un bus a 4h de l'apres midi ce qui nous a permis de voir la cote . La route qui la longe est parfois encombrée de sable. Arrivee a Arequipa un peu tardive, 2h du matin, heureusement nous avions reserve un hotel .

Arequipa est une grande ville 800 000 habitants, la deuxieme du Perou, a 2500m d'altitude dans une zone desertique entourée de volcans. Le plus connu le Misti qui de ses 5800m domine la ville.Il y pleut rarement et la temperature est tres agréable.
L'architecture des batiments est completement différente de celle des autres villes que nous avons visitées jusque là. Ici c'est la pierre blanche volcanique, le sillar, qui domine sur la
Plaza de armas, sa cathedrale et ses arcades. Les demeures coloniales habillées de grilles travaillées sont de la même veine .Nous l'avons visitee la veille de Noël ce qui fait qu'il y avait une ambiance un peu speciale.


Sur la place, dans le cadre d'un spectacle pour la marche pour la paix, deux enfants , etonnants de maturité qui dansaient des danses traditionnelles, un groupe quetchua, un groupe folklorique d'Ayacucho ...
Nous avons ensuite visité le monastere de Santa Catalina un ancient couvent qui date de 1590.


Les familles nobles espagnoles y mettaient leur filles cadettes, qui avaient quand même droit à des chambres particulières avec cuisine et servantes, moyennant une dot consequente.Jusqu'a ce qu'un Pape vienne y mettre bon ordre 300 ans plus tard . C'est une petite ville dans la ville, aux tons ocres et bleus, avec des ruelles qui donnent sur des chambres, des cloitres, des chapelles, des jardins. On s'y perd avec plaisir, c'est un enchantement

Le soir de Noél, petit coup de cafard d'ètre loin de la famille, nous nous arretons à la cathedrale où a lieu la messe : une chorale d'hommes et le prêtre qui chante l'evangile d'une voix de chanteur d'opéra nous donnent le frisson Nous avions quand même mangé avant, un bon petit repas au retaurant de l'Alliance francaise . Nous ne pouvons pas nous attarder car demain debout a 3 heures pour la ballade de 3 jours dans le cañon de Colca.


Au retour de la randonnee nous avons passe un jour a flanner dans cette ville et à faire quelques achats pour Noël que nous avons envoyes par la poste, delai prevu un mois ? !











mercredi 23 décembre 2009

Perou Nasca

Apres Huancavelica nous redescendons vers la cote Sud.
Pour eviter 9 heures de bus pas tres confortable, la nuit, sur une mauvaise piste et debarquer a Ica a 4h du matin nous sommes repassés par Lima pour rejoindre Nasca :trajet un peu long ....mais petit hotel fleuri et bien agreable pour recuperer



Changement de temperature radical, nous retrouvons le desert , il n'y pleut jamais, un des coins les plus secs du monde.

Nasca est surtout connue pour la civilisation pre Inca du meme nom qui nous a laisse les grands dessins enigmatiques visibles seulement d'avion. Beaucoup sont des lignes et des figures geometriques d'autres representent des animaux , leur taille varie de 100 a 300m. De nombreuses interpretations de differents archeologues expliquent ces oeuvres par des theories tres variees....nous aimons bien celle du culte a differentes divinitees qui consistait a faire des processions le long de ces lignes et ainsi accentuer la marque du dessin.


Nous nous sommes payes le petit tour d'avion, le spectacle en vaut la peine, l'estomac de Brigitte s'en rappellera aussi !!! Nous avons survole une quizaine de geoglyphes , le cosmonaute (c'est ainsi qu on appelle le dessin a fome humaine), le singe, le colibri, le perroquet .....

Nous avons aussi visite des acqueducs souterrains de l'epoque Nasca, encore en fonctionnement qui sont assessibles par des petits chemins en spirales .



Dans la partie irriguee de la vallee parmi d'autres cultures ils plantent des figuiers de barbarie qu'ils contaminent avec des cochenilles .Ils recoltent ensuite les cochenilles en coupant les raquettes pour en faire de la teinture rouge !!



Nous partons ensuite vers Arequipa ou nous passerons Noel

lundi 21 décembre 2009

Perou Huancavelica Ballade ds Lacs


Sur les conseils de Julien nous avons fait une deuxieme ballade en voiture pour aller voir les lacs ou il va pêcher. Pour eviter les pluies de l'apres midi nous sommes partis a 9h apres quelques negociations pour trouver un Taxi, menées par Julien, de facon a être de retour avant 15h.



Le trajet suit la vallee en amont de Huancavelica la piste est relativement en bon etat á part un gros bloc qui est tombe. Nous ne sommes pas les premiers a passer depuis sa chute , mais ca fait drole, on se demande quand va tomber le prochain. Apres une heure, et quelques lacets,on atteind un altiplano, ou les lamas et les alpagas ,plus petits, paissent tranquillement. On passe un col a 4800m puis on redescend un peu sur les lacs. C'est magique.


Les alpagas et les lamas ont presque tous encore dans les oreilles les rubans qu'on leur a mis pour la fête du mois d'aout. Pour les chasseurs, on a vu des Viscachas, rongeurs entre le lapin et l'ecureuil.


On ne sait plus quoi ecrire regardez donc quelques photos.


samedi 19 décembre 2009

Perou Huancavelica

Apres Lima nous repartons dans les montagnes a Huancavelica pour aller voir Julien, un copain de Bertrand et sa femme péruvienne Graciela.



La premiere etape jusqu'a Huancayo, ou nous faisons une halte se fait dans un bus de luxe, une fois n'est pas coutume mais c'est bien agreable. Sans rire ca vaut la classe affaire d'air France : hotesse dans le bus, video des consignes de securite,3 grands sieges en cuir sur la largeur, avec des dossiers qui se mettent presque a l'horizontale, même un petit repas, tres moyen . C'est une bulle climatisée aseptisée qui traverse parfois un monde tres different, par moment ca fait bizare.


Huancavelica est une ville un peu coupe du monde au fond d'une vallee. La vie n'y est pas tres facile pendant la saison des pluies . La temperature baisse et l'ambiance est humide apres les averses journalieres qui arrivent entre 14h et 16h et qui durent jusqu'a 20-22h.Il faut profiter du soleil le matin.


Nous avons ete tres bien accuellis dans l'appartement de Julien et Graciela qui nous ont consacre beaucoup de temps : Graciela finit ses etudes de commerce et Julien travaille pour Agronomes et Veterinaires sans frontieres sur des problemes de conservation de la bio diversite notamment des Papas, les pommes de terre.Elles sont originaires du Perou et il y en a des tas de varietes .Il travaille aussi sur l'elevage des alpagas.




Ici les chapeaux des femmes sont ronds et le marche est aussi tres anime .






























Nous sommes alles voir les restes d'une mine de Mercure qui a fonctionné de 1560 a 1978.Les espagnols se servaient du mercure pour le traitement du minerai d'or et d'argent.Elle se trouve sur les hauteurs de Huancavelica a 4200m d'altitude, montée en taxi, la descente est une belle ballade.



mercredi 16 décembre 2009

Perou Lima


Le trajet en bus Huaraz Lima est encore un grand spectacle. La route suit la vallee pour arriver sur une grande plaine andine que l'on traverse tout en montant doucement pendant 1h30.






A Conococha 4100m on commence la descente qui en 2h nous emmene sur la cote pacifique par une vallee au decor tres mineral. Sur la cote que l'on longe jusqu'a Lima on retrouve le desert.

A Lima nous logerons dans un appartement loué par l'Association Mano a Mano.
La reception de touristes et leur accompagnement est une petite partie des revenus de cette association Franco Peruvienne qui travaille pour les enfants et les femmes seules dans les bidonvilles du Nord de Lima.
Ce logement est amenagé sur le dernier etage d'un petit immeuble avec les bureaux de l' association : Nous sommes recus par Sylvie (francaise) et Socorro (peruvienne) deux responsables qui ne plaignent par leur peine pour mener a bien leur projets qui sont nombreux.



Depuis 1994 debut de l'association avec Sylvie et Soccoro leurs actions ont ete multiples, nous avons passe une apres midi avec Julio un des autres permanents a visiter leurs realisations au milieu de bidonvilles.



Une bibliotheque et ludotheque pour les petits les moyens et les grands ,photo jointe,batiment sur 3 niveaux, avec salle de lecture ,salle de jeux pour les petits....
Une boutique pharmacie pour les medicaments de premiere urgence
Une salle de classe primaire et secondaire pour les adultes.
Une cantine ou sont servis des repas a moindre cout pour les necessiteux.



Une deuxieme bibliotheque dans le quartier d a cote construite dans un parc pour enfants avec de la verdure














Toutes ces realisations d'un aspect exterieur nickel sont des ilots de bonheur,des refuges propres et calmes dans cet ocean de problemes.
Tous ces batiments ont ete construits des mains des femmes de l'association a qui Mano a Mano a fait suivre une formation des metiers du batiments pour leur permettre de s'en sortir.
L'association a aussi mis en place un suivi psychologique, car beaucoup d'habitants originaires des montagnes ont fui la guerre civile et ont vecu pas mal d'horreurs.
Nous avons ete impressionnes par les resultats de tous ces efforts pour plus d info allez voir le site: http://limamam.ifrance.com/en/index.htm









Nous avons aussi visite une petite partie de Lima, grande metropole de 8 millions d'habitants, la place d'armes, et de tres beaux musees archeologiques .



Le monastere de San Francisco , est une merveille avec son cloitre tapisse d'azulejos , ses salles de prieres ,et refectoires couverts de boiseries richement sculptees ,son eglise et ses catacombes .Elles contiennent une collection de tibias, de femurs et de cranes bien ranges, il y aurait 25000 personnes enterrees la.
Nous avons pris le repas de midi dans une maison coloniale , L eau vive, tenue par des religieuse, d'un ordre francais , tres belle maison , voir la photo de l'escalier. Tres bon repas dans une ambiance un peu surrealiste avec des serveuses noires en boubou...







Le dernier musee visite, musee prive un peu a l'ecart du centre est assez exceptionnel par le jardin dans lequel il se trouve, et les 3 parties dont il est constitue.
Une premiere tres bien presentee avec des explications en 4 langues, une deuxieme ou on voit des milliers de poteries rangees dans des vitrines qui vont du sol au plafond , une troisieme tres bien presentee aussi, dediee aux representations erotiques.



Nous avons rejoint notre logement dans la banlieue Nord en transport en commun urbain ca vaut le metro aux heures de pointes.


lundi 14 décembre 2009

Perou Rando Huaraz-Chavin

De Huaraz nous sommes partis en taxi jusqu'a Olleros a 30 minutes ou notre guide, Hilario, et son ane, Negro, nous attendaient.

Le burro tres docile, sans licol ni longe se laisse charger de pas loin de 80kg de bagages, simplement attachés sur son dos avec des cordes qui font office de bats .Nous voila partis sur un chemin qui traverse un dernier village avant de commencer à monter dans une vallee relativement large.Le soleil est de la partie.



Jusqu'à Chavin nous suivrons un chemin pre-Inca qui, dans les zones escarpées est pave avec un mur de soutènement.



Apres 2 heures de marche sur une pente plustôt douce Hilario nous fait part de sa prevision meteo, la pluie journalière ne devrait pas tarder, il vaudrait mieux presser le pas pour arriver au campement prevu avant la pluie. Nous avons un peu de mal à accelerer .



Vers 11h30 la pluie finit par arriver nous enfilons les ponchos et il y a encore 1h 1/2 de marche prevue. Il n ya pas eu d'arrêt casse-croute et Didier tire un peu la langue. A 12h15 nous passons devant une aire qui peut servir de campement, la pluie pas tres forte mais tenace continue. Hilario nous propose d'arreter là pour aujourd'hui et donc de rallonger d'une heure l'etape de demain. Cet option nous convient, manana sera otro dia, mettons nous à l'abri et mangeons un morceau.




Nous n'avions pas eu de precisions sur le materiel emporté et apres le montage de la premiere tente, assez grande, mais avec un trou dans le tapis de sol et un double toit assez leger Brigitte a craint que ce soit tout ! Mais non, nous avions aussi une deuxieme tente tres confortable pour nous, la plus grande etant la tente cuisine, salon, salle à manger, le top!



Pour nous reconforter nous avons eu droit à la tisane de coca et à des pop-corn faits sur place. La pluie a cessé et nous avons pu aller faire un tour dans les environs admirer le paysage où des bergers vivent à l'annee dans des huttes aux murs en pierres couvertes de chaume, la vie est tranquille mais rude a 3900m d'altitude. Une bergere nous fait part de ses soucis avec el Zorro, le renard qui vient lui manger les agneaux malgre ses chiens de garde.

Le repas est prêt à 6h et comme la journee de demain commencera de bonne heure nous mangeons et sommes dans nos duvet a 7h 30 , le soleil est couché et nous dormons de bonne heure.

Le lendemain petit dejeuner à 5h, le jour se lève à peine et apres avoir rangé le camp, on continue notre montee vers le col en suivant une pente douce, traversant par moment des zones presque plates où serpente une riviere. Le terrain y est souple et la vegetation rase.



Hilario nous montre le haut de la vallée où nous allons passer. Quelques sommets daignent se decouvrir de leur echarpe de nuages, il ne fait pas grand beau mais la marche est agreable.



Nous nous approchons du col et apres un petit casse croute le chemin devient parfois un peu plus raide. A 11h45 un des rares panneaux (nous sommes dans un parc national)nous indique le col Yanashallash, 4700m d'altitude, à 3km . Nous avons droit a une averse, et à 13h 15 nous y sommes.Le ciel s'est suffisamment degagé pour voir quelques sommets, la vallée d'ou l'on vient,large et peu pentue, et celle vers Chavin plus escarpee.

La descente jusqu'au campement se fait en suivant presque continuellement un chemin pre-Inca, c'est confortable, et je ne trouve plus de qualificatif pour le paysage.



Apres l'installation du campement , un rayon de soleil nous permet une toilette dans le ruisseau, nous avions oublié celle de la veille. Hilario nous prepare le mate de coca et des beignets au fromage ..... tout ça sur son petit rechaud de camping.

Nouvelle averse, sieste, repos sous la tente, et quand on decide de revenir voir Hilario pour faire une partie de carte, il est 5h30 et le repas du soir est prêt, nous ne nous coucherons pas tard ce soir ! A 19h 13 Brigitte ronfle !

Dernier jour de rando, c'est la descente vers Chavin.La nuit a été fraîche, il ya de la glace sur la tente. On attend un peu avant de la plier, on charge Negro et on y va.Il est 7h 1/4.

A peine partis, à la traversée du ruisseau notre ane s'embourbe et malgré les efforts de Didier et d'Hilario ne parvient pas à se remettre debout. Il faudra enlever le chargement pour qu'il puisse se relever et être rechargé.


Le premier village à côté duquel on passe est toujours composé de huttes en pierre et en chaume.

Au fur et à mesure qu'on descend, les villages se modernisent.Nous croisons de plus en plus de monde sur le chemin : des gens qui montent de la tôle ondulée couleur tuile à dos d'âne et à dos d'homme, une petite fille qui mène des cochons et des chêvres..

Au village de Chichucancha les enfants nous demandent des bonbons, Brigitte ouvre son sac et se retrouve entourée d'une dizaine de gamins qui veulent tous leur part.


Notre guide se renseigne sur l'état du chemin et il a l'air inquiet, il nous dit qu'il a peur de ne pas pouvoir passer. On ne comprend pas trés bien pourquoi, jusqu'à ce qu'on se trouve nez à nez avec une grosse pelle mécanique.Devant nous quelques personnes avec des chevaux et d'autres, avec des planches, attendent que la voie se libère. C'est assez surréaliste, c'est le premier bruit que nous entendons depuis 2 jours. Des ouvriers sont en train de tracer une piste à travers le village sans se soucier des maisons qui sont sur leur chemin.Certaines sont éventrées, d'autres à moitié recouvertes de terre, c'est le progrès qui avance.


Nous profitons de la piste en construction pendant 2- 3 kms pour nous rapprocher de Chavin que l'on voit en contrebas puis nous finissons d'arriver par un sentier qui tombe juste sur le site archeologique.Il est 11h.Fin du trek .Nous disons au revoir à Hilario qui est pressé de repartir avec son âne avant que la pluie journalière n'arrive.


Nous attendons l'arrivée du bus de tourisme avec lequel il est prevu que nous fassions la visite et le retour sur Huaraz.Un peu dur de se retrouver au milieu d'un groupe quand on vient de passer 3 jours dans le calme, d'autant plus que notre guide n'est pas des plus passionnants.


lLe site est quand même remarquable, c'est une des plus vieilles anciennes civilisations du Pérou,on visite l'emplacement d'anciens temples sous lesquels se trouvent des tunnels, bâtis en pierre, qui forment des labyrinthes de salles et de couloirs.D'après ce qu'on nous a dit, les prêtres prenaient des substances hallucinogènes , surtout celle qui pousse dans le coin,le cactus de San Pedro, avant de renter dans le labyrinthe.Efffets soit disant garantis...


On est rentré dans le labyrinthe, mais on n'avait rien consommé avant.


Le retour sur Huaraz se fait par une route de bonne qualite malgré quelques blocs tombés sur la route. Des paysages encore differents et superbes.


Nous quittons la Cordillere pour le desert cotier de Lima dès demain.