lundi 14 décembre 2009

Perou Rando Huaraz-Chavin

De Huaraz nous sommes partis en taxi jusqu'a Olleros a 30 minutes ou notre guide, Hilario, et son ane, Negro, nous attendaient.

Le burro tres docile, sans licol ni longe se laisse charger de pas loin de 80kg de bagages, simplement attachés sur son dos avec des cordes qui font office de bats .Nous voila partis sur un chemin qui traverse un dernier village avant de commencer à monter dans une vallee relativement large.Le soleil est de la partie.



Jusqu'à Chavin nous suivrons un chemin pre-Inca qui, dans les zones escarpées est pave avec un mur de soutènement.



Apres 2 heures de marche sur une pente plustôt douce Hilario nous fait part de sa prevision meteo, la pluie journalière ne devrait pas tarder, il vaudrait mieux presser le pas pour arriver au campement prevu avant la pluie. Nous avons un peu de mal à accelerer .



Vers 11h30 la pluie finit par arriver nous enfilons les ponchos et il y a encore 1h 1/2 de marche prevue. Il n ya pas eu d'arrêt casse-croute et Didier tire un peu la langue. A 12h15 nous passons devant une aire qui peut servir de campement, la pluie pas tres forte mais tenace continue. Hilario nous propose d'arreter là pour aujourd'hui et donc de rallonger d'une heure l'etape de demain. Cet option nous convient, manana sera otro dia, mettons nous à l'abri et mangeons un morceau.




Nous n'avions pas eu de precisions sur le materiel emporté et apres le montage de la premiere tente, assez grande, mais avec un trou dans le tapis de sol et un double toit assez leger Brigitte a craint que ce soit tout ! Mais non, nous avions aussi une deuxieme tente tres confortable pour nous, la plus grande etant la tente cuisine, salon, salle à manger, le top!



Pour nous reconforter nous avons eu droit à la tisane de coca et à des pop-corn faits sur place. La pluie a cessé et nous avons pu aller faire un tour dans les environs admirer le paysage où des bergers vivent à l'annee dans des huttes aux murs en pierres couvertes de chaume, la vie est tranquille mais rude a 3900m d'altitude. Une bergere nous fait part de ses soucis avec el Zorro, le renard qui vient lui manger les agneaux malgre ses chiens de garde.

Le repas est prêt à 6h et comme la journee de demain commencera de bonne heure nous mangeons et sommes dans nos duvet a 7h 30 , le soleil est couché et nous dormons de bonne heure.

Le lendemain petit dejeuner à 5h, le jour se lève à peine et apres avoir rangé le camp, on continue notre montee vers le col en suivant une pente douce, traversant par moment des zones presque plates où serpente une riviere. Le terrain y est souple et la vegetation rase.



Hilario nous montre le haut de la vallée où nous allons passer. Quelques sommets daignent se decouvrir de leur echarpe de nuages, il ne fait pas grand beau mais la marche est agreable.



Nous nous approchons du col et apres un petit casse croute le chemin devient parfois un peu plus raide. A 11h45 un des rares panneaux (nous sommes dans un parc national)nous indique le col Yanashallash, 4700m d'altitude, à 3km . Nous avons droit a une averse, et à 13h 15 nous y sommes.Le ciel s'est suffisamment degagé pour voir quelques sommets, la vallée d'ou l'on vient,large et peu pentue, et celle vers Chavin plus escarpee.

La descente jusqu'au campement se fait en suivant presque continuellement un chemin pre-Inca, c'est confortable, et je ne trouve plus de qualificatif pour le paysage.



Apres l'installation du campement , un rayon de soleil nous permet une toilette dans le ruisseau, nous avions oublié celle de la veille. Hilario nous prepare le mate de coca et des beignets au fromage ..... tout ça sur son petit rechaud de camping.

Nouvelle averse, sieste, repos sous la tente, et quand on decide de revenir voir Hilario pour faire une partie de carte, il est 5h30 et le repas du soir est prêt, nous ne nous coucherons pas tard ce soir ! A 19h 13 Brigitte ronfle !

Dernier jour de rando, c'est la descente vers Chavin.La nuit a été fraîche, il ya de la glace sur la tente. On attend un peu avant de la plier, on charge Negro et on y va.Il est 7h 1/4.

A peine partis, à la traversée du ruisseau notre ane s'embourbe et malgré les efforts de Didier et d'Hilario ne parvient pas à se remettre debout. Il faudra enlever le chargement pour qu'il puisse se relever et être rechargé.


Le premier village à côté duquel on passe est toujours composé de huttes en pierre et en chaume.

Au fur et à mesure qu'on descend, les villages se modernisent.Nous croisons de plus en plus de monde sur le chemin : des gens qui montent de la tôle ondulée couleur tuile à dos d'âne et à dos d'homme, une petite fille qui mène des cochons et des chêvres..

Au village de Chichucancha les enfants nous demandent des bonbons, Brigitte ouvre son sac et se retrouve entourée d'une dizaine de gamins qui veulent tous leur part.


Notre guide se renseigne sur l'état du chemin et il a l'air inquiet, il nous dit qu'il a peur de ne pas pouvoir passer. On ne comprend pas trés bien pourquoi, jusqu'à ce qu'on se trouve nez à nez avec une grosse pelle mécanique.Devant nous quelques personnes avec des chevaux et d'autres, avec des planches, attendent que la voie se libère. C'est assez surréaliste, c'est le premier bruit que nous entendons depuis 2 jours. Des ouvriers sont en train de tracer une piste à travers le village sans se soucier des maisons qui sont sur leur chemin.Certaines sont éventrées, d'autres à moitié recouvertes de terre, c'est le progrès qui avance.


Nous profitons de la piste en construction pendant 2- 3 kms pour nous rapprocher de Chavin que l'on voit en contrebas puis nous finissons d'arriver par un sentier qui tombe juste sur le site archeologique.Il est 11h.Fin du trek .Nous disons au revoir à Hilario qui est pressé de repartir avec son âne avant que la pluie journalière n'arrive.


Nous attendons l'arrivée du bus de tourisme avec lequel il est prevu que nous fassions la visite et le retour sur Huaraz.Un peu dur de se retrouver au milieu d'un groupe quand on vient de passer 3 jours dans le calme, d'autant plus que notre guide n'est pas des plus passionnants.


lLe site est quand même remarquable, c'est une des plus vieilles anciennes civilisations du Pérou,on visite l'emplacement d'anciens temples sous lesquels se trouvent des tunnels, bâtis en pierre, qui forment des labyrinthes de salles et de couloirs.D'après ce qu'on nous a dit, les prêtres prenaient des substances hallucinogènes , surtout celle qui pousse dans le coin,le cactus de San Pedro, avant de renter dans le labyrinthe.Efffets soit disant garantis...


On est rentré dans le labyrinthe, mais on n'avait rien consommé avant.


Le retour sur Huaraz se fait par une route de bonne qualite malgré quelques blocs tombés sur la route. Des paysages encore differents et superbes.


Nous quittons la Cordillere pour le desert cotier de Lima dès demain.

2 commentaires:

  1. Bravo pour ce trek,
    Nous apprécions toujours autant vos photos et votre journal .

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  2. Superbe balade à plus de 4000 m : chapeau pour la préparation physique! Avez vous emporté des pâtés Verdier dans votre kit de survie?
    Avec de pareilles étapes, on comprend que les veillées soient courtes...
    Bonne continuation.

    Phil

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