samedi 23 janvier 2010

Chili Argentine San Pedro Salta

L'oasis de San Pedro d'Atacama ne nous a pas conquis, trop de boutiques d' "artisanat" et de tours operators qui racolent le client pour des circuits qui ressemblent a notre dernier periple salars, lagunas...nous decidons de ne pas y rester tres longtemps.
Le soir de notre arrivee la vente de toute boisson alcoolisee etait interdite jusqu'a 22h30 , pour cause d'election presidentielle. Michele Bachelet la presidente sortante ne pouvait pas se representer, son bilan etait approuve par une majorite ,mais le candidat qu'elle soutenait n'a pas ete elu.
Nous avons fait une belle ballade en vtt dans un cañon ,la quebrada del diablo, pas de photo pour le moment, la carte SD ayant eu un probleme mecanique. Nous avons aussi passe une soiree tres agreable a regarder les etoiles en compagnie d' un astronome francais qui vulgarisait sa science avec beaucoup d'humour. Le ciel de cette region est repute pour sa limpidite , la croix du sud et les nuages de Magellan n'ont plus de secret pour nous.










Apres 2 jours, direction Salta en Argentine via le col de Sico ,il faut bien retraverser les Andes. Encore une fois les paysages sont epoustouflants. Heureusement car le voyage a ete un peu plus long que prevu 10 heures au total: le changement de vehicule a la frontiere a manque de synchronisation on a attendu 2 heures au milieu de nulle part.















Apres le desert et les grands espaces andins l'animation et la chaleur humide de Salta sont etourdissantes. Les argentins sont en vacances, il y a beaucoup de monde dans les rues jusqu'a tard le soir et nous avons eu du mal a trouver un hotel.





Quelques beaux batiments coloniaux, toujours de belles eglises et une soirée dans une peña avec un orchestre et des danseurs traditionnels .





Le lendemain nous louons une voiture et partons au Nord vers la Quebrada de Humahuaca, classée au patrimoine mondial de l'humanité pour ses cañons colorés. Evidemment le spectacle est grandiose. Petit contretemps, ici aussi, parfois, les campesinos manifestent leur mécontentement en installant des barrages sur les routes.























































Nous sommes ensuite redescendus au sud de Salta d'abord dans une zone plus tropicale, puis sur un altiplano pour visiter Cachi, village typique ou se deroule un festival de musique folklorique. Comme souvent le cimetiere du village est tres colore de fleurs artificielles et situe sur une hauteur d'ou on a une vue imprenable sur les nevados de plus de 6000m.

En redescendant vers Salta nous avons fait un tour dans el Valle encantado, petite vallee verdoyante qui nous rappelle les alpages.

lundi 18 janvier 2010

Bolivie Uyuni Salar Lagunas

De Potosi nous sommes partis vers le sud ouest pour Uyuni . Pour y arriver il y a 6 heures de Bus . Durant les deux premieres heures nous avons eu droit a un bel orage le temps d'arriver a la partie la plus belle du parcours : altiplano, petits massifs montagneux tres colores, lagunas avec des flamands ... puis l'arrive a Uyuni avec une vue plongeante sur le salar. Uyuni est une petite ville perdue a cote de son desert de sel de 12000 km2 dont la seule fonction semble etre de faire coucher les touristes qui vont partir pour 1, 2, 3 ou 4 jours d'excursion dans la region Sud Ouest de la Bolivie.


Nous etions de ces touristes et nous sommes partis pour 3 jours avec 2 argentins un anglais et sa japonnaise dans un 4x4 conduit par un chauffeur local suppose aussi faire office de guide et de cuisinier. Nous avons pris l'option de terminer l'excursion le 3eme jour a San Pedro d'Atacama au Chili au lieu de revenir a Uyuni.










Apres un arret au cimetiere de locomotive et une visite inevitable aux artisans du coin dont certains preparent des petits sachets a partir du sel du salar ,nous sommes partis sur la mer de sel qui est a 3600m d'altitude








Nous roulons entre 60 et 80 km/h sur une surface lisse, avec rien d'autre que cette mer de sel a perte de vue. Tout a fait au fond quelques reliefs qui sont a plus de 100 km. On pourrait se croire sur un grand lac gele voire sur une autre planete... c'est irreel. Vu de plus pres la surface est constituee de polygones juxtaposes ce qui laisse la place a un peu de dilatation. Dans certaines zones quelques trous se forment .






Un premier arret pour voir les gens qui exploitent le sel. Ils le chargent sur un camion apres avoir fait quelques petits tas. Puis c'est reparti plein ouest pour atteindre un Hotel resto entierement construit en bloc de sel.



Apres le casse croute cap vers l'Isla d'Incahuasi . Comme dans le desert, toute forme qui se dessine a l'horizon ne semble pas toucher le sol ,effet mirage. C'est comme cela que nous avons vu approcher l'Ile. Il y regne un micro climat qui a permis a des Cactus de vivre plus de 1000 ans pour certains et atteindre des dimensions impressionnantes. Encore un monde irreel perdu dans cette mer.













San Juan ou nous avons passe la nuit est a 2 heures au sud de l'ile sur la terre ferme. L'hebergement etait un peu sommaire. Il ne faut pas trop en demander quand on est perdu dans ce genre de petit village expose aux quatre vents. A part les quelques touristes qui y passent tous les jours l'activite semble etre l'elevage des lamas. Nous avons assiste a leur rassemblement autour de la mare en fin de journee. Photo censuree par Brigitte qui trouve que la passion de Didier pour ces camelides est un peu envahissante.


















Le deuxieme jour nous avons traverse des etendues desertes entre 3600 et 4400 m. Quelques zones rocheuses sculptees par le vent et un peu de vie sauvage malgre la rigueur du climat: des groupes de vigognes arrivent a brouter les rares vegetaux qui poussent. Des lagunes aux tons les plus varies ,blanc ,jaune rouge, vert suivant leur teneur en mineraux . Toutes ces lagunes abritent des colonies de flamands roses. Evidemment on ne peut pas vous montrer toutes les photos, ces echassiers dans ces decors sont tres photogeniques.

L'hebergement le soir a la Laguna colorada est encore plus rustique que la veille , mais dans ce cadre on imagine mal un 5 etoiles. Le vent etait de la partie , il n'y a pas grand chose pour l'arreter a 4200m, mais cela ne nous a pas empeche de monter au mirador pour admirer le site.Le retour face au vent avec l'altitude nous a laisse le souffle court.

La nuit dans notre chambree de 6 a ete courte puisque le depart etait prevu a 4h30 pour aller voir des geisers au lever du soleil. A cette heure la, il fait un froid glacial. Notre 4x4 ayant un degivrage defectueux nous avions de la glace sur le parebrise.
Apres les geisers petite halte a des sources d'eau chaude. L'eau etait chaude mais la temperature exterieure de la sortie nous a dissuade de nous baigner.
Encore une autre laguna et quelques reliefs colores avant d'arriver a la frontiere chilienne. Son passage est reduit a sa plus simple expression ,puisque les formalites de sortie avaient ete faites par anticipation a Uyuni et celles de rentree au Chili se feront a San Pedro de Artacama.
En 47 km de descente reguliere nous passons de 4400m a 2600 et arrivons dans le desert.

jeudi 14 janvier 2010

Bolivie Sucre et Potosi














De La Paz nous sommes arrives un matin a Sucre . Cette ancienne capitale est une ville tres calme ou la plupart des batiments sont blancs. Le climat y est tres agreable, nous sommes a 2600m d'altitude et avons droit au soleil.
Comme dans toutes les anciennes villes coloniales beaucoup d'eglises et de couvents mais qui etaient fermes au moment ou nous avons voulu les visiter. Une petite alliance francaise qui a l'air assez dynamique(echange et vente de livres) et qui de plus abrite un bon restaurant.

Nous sommes partis ensuite pour Potosi ville miniere, tres active a l'epoque des Espagnols a cause de l'argent que l'on pouvait sortir du "cerro rico". Sur la route nous avons eu droit a notre premiere panne de Bus . Arret en pleine campagne, le trajet ne devant durer que 3 heures , ce n'etait pas un arret pipi. L'aide chauffeur passe sous le moteur et ils commencent a manipuler un cable . Cela dure une bonne 1/2 h puis on nous signale que l'on repart. Vu de plus pres c'est le cable d'accelerateur qui etait casse et ils n'ont pas pu le raccorder a la pedale. C'est donc l'aide qui le tient a la main et qui accelere en tirant dessus. Bien sur quelques doubles debrayages ont un peu craque, mais heureusement nous n'etions pas tres loin et sommes arrives a bon port.





Potosi a ete la ville la plus peuplee de toute l'Amerique du Sud. Elle compte plus de 80 eglises. C'est une ville a 4000m d'altitude, implantee en contrebas de la montagne ou se trouvent les mines. Les rues sont etroites et nous avons eu droit a quelques belles averses qui refroidissent tres rapidement l'atmosphere.A noter que l'hotel ou nous avons dormi est le premier hotel avec le chauffage que nous rencontrions.






Nous avons visite une mine . Ce genre de visite est tres bien organise par des tours operateurs.

Apres un passage au depot ou on nous equipe : casque,bottes, pantalon et veste , nous parcourons le marche ou les mineurs vont s'approvisionner en dynamite ( en vente libre) en boisson: alcool a 96 degres et sodas en tout genre, en feuille de coca ...Sur les conseils de notre guide nous achetons un peu de dynamite et de coca pour offrir aux mineurs, c'est organise ainsi. Apres etre passes dans un centre de traitement du minerai nous sommes montes a la mine .

Les mineurs que nous avons vus sont organises en petites cooperatives qui vendent le minerai a la tonne au centre de traitement. Ils sont payes en fonction du tonnage que l'equipe peut extraire. Ils gagnent au mieux 150 euros par mois.Il existe aussi des grosses entreprises minieres dont tous les mineurs sont des salaries.

Nous etions un groupe de 6 personnes avec 2 guides , un devant et un derriere, a rentrer dans la galerie. Apres 35o m d'une galerie assez haute un premier arret ou le guide nous previent que l'atmosphere va assez rapidement changer. Effectivement environ 200 m plus loin la temperature est montee 25-30 degres , l'air est charge de poussiere, la galerie est par endroit plus basse avec quelques etais supplementaires. Nous nous arretons et le guide nous dit que pour la suite nous allions descendre de 2 ou 3 etages dans une ambiance a peu pres similaire voire plus poussiereuse en nous rapprochant du front de mine.

Didier a du mal a respirer, plus, probablement, un peu de claustrophobie, et dit que ca suffit pour aujourd'hui ! Il souhaite retourner. Deux argentines ont la meme idee, Brigitte apres quelques hesitations suivra Didier vers la sortie directe.

Les deux autres touristes, un couple d'allemands, nous ont raconte a leur sortie 1 heure plus tard les conditions de travail des mineurs. Sans protection respiratoire dans une poussiere plus intense que celle que nous avons connue au debut, et avec une temperature plus elevee encore ils font des trous a la barre a mine ou au marteau piqueur pour poser de la dynamite, ou ils chargent des wagonnets de minerais, une fois que l'explosion a fait son travail.

Evidemment nous regrettons de ne pas etre alles jusqu'au bout mais apres les details donnes par les 2 allemands nous nous imaginions pas dans cette ambiance.

La vie est tres dure pour les mineurs qui pour certains commencent a 16 ans et dont l'esperance de vie est de 45 ans.


Avant de partir de la mine le guide nous a fait une demonstration de mise a feu de dynamite avec une meche lente qu'il nous a bien sur fait tenir une fois allumee, tres moyen comme jeu !









Nous avons ensuite vu le beau musee de la monnaie ou les rouleaux des laminoirs pour lingots d'argents etait entraines au travers d'un mecanisme tout en bois , par des chevaux qui tournaient a l'etage au dessous.

Brigitte a aussi visite le Couvent de Santa Teresa qui accueillait des carmelites. C'etaient toutes des filles de riches familles espagnoles(les secondes) , elles y entraient a 15 ans et n'avaient plus aucun contact avec le monde exterieur.Elles etaient enterrees dans des trappes, sous le plancher dans une salle du couvent Pour leur rappeler leur condition mortelle, dans une assiette sur la table du refectoire etait pose un crane, tres rejouissant comme ambiance.

Le nombre de carmelites etant limite a 25 les parents devaient payer une forte dot pour que leur fille puisse entrer au couvent : l'equivalent de 100000 dollars en argent, tableaux, vaiselle...Beaucoup de ces "dons" sont exposes dans les differentes salles du couvent
Aujourd'hui les carmelites qui y vivent ne sont plus soumises au mêmes regles et gerent le musee.

lundi 11 janvier 2010

Bolivie La Paz

Le Lac Titicaca se trouve a cheval sur la frontiere Perou Bolivie. En 6 heures de Bus nous nous sommes rendus a La Paz capitale Bolivienne en contournant le Lac par le Sud. La route suit l'Altiplano autour de 4000m, plaine verte entouree de monts parfois enneiges.










L'aglomeration de La Paz s'est developpee d'abord dans une vallee entre 3300 et 3600m d'altitude puis a continué a s'etendre en envahissant les flancs de la vallee en montant vers l'altiplano et a fini par l'atteindre. Aujourd'hui elle continue a s'etendre sur le plateau pour former la nouvelle ville El Alto 600000 habitants alors que La Paz en a 1 million.





En arrivant par l'Altiplano nous traversons donc El Alto ville tres animee avant de descendre dans la vallee et voir du haut l'ensemble de La Paz. Au milieu d'un rond point une magnifique statue du Che.










Le tour de la ville nous a permis d'apprecier les differents quartiers. Au Sud dans la partie la plus basse et la plus temperee les quartiers riches avec de magnifiques villas et a mesure que l'on monte se succede toute la hierarchie des classes sociales .

A mi hauteur le quartier historique avec quelques rues de type colonial.





Les rues sont souvent tres animees et toujours en pente parfois tres raide.










Dans le quartier ou nous logions, pas loin du quartier historique, le samedi matin certaines rues etaient fermees pour le marche aux legumes, aux fleurs .....nous en avons pris plein les yeux meme certaines pommes de terre sont en couleurs.



Nous avons discute avec les marchandes de chapeaux, Brigitte ne s'est pas laissee convaincre pourtant elle le porte bien.




Dans le quartier des sorcieres il y avait aussi des choses difficiles a identifier a premiere vue ....des foetus de lama. Ils sont utilises comme porte bonheur et enterres sous les fondations des maisons neuves.



Nous avons visite le Musee Ethnologique. Une merveille architecturale ou certaines salles ultra modernes ont ete integrees a un vieux batiment colonial. Les presentations de tissus et de masques de parades etaient tres belles. Certains masques ressemblent beaucoup a des masques balinais !










Avant de repartir nous sommes remontés sur l'Altiplano visiter le site Archeologique de Tiwanaku. C'est une civilisation pre Inca, encore une, qui avait construit et utilise ce centre ceremonial entre 600 av JC et 1200 ap JC. Beaucoup de choses sur ce site restent encore des enigmes, encore du travail pour les archeologues.... Un temple enterre entoure de murs parsemes de têtes; des vestiges de ce qui etait une grande pyramide. Quelques statues de pierre anthropomorphes representant des divinites et des pretres ont beaucoup plus a Brigitte . Ce lieu est toujours utilise pour les ceremonies du solstice d'ete: le soleil levant se trouve alors parfaitement dans l'axe de la grande porte.










La Paz est une ville plaisante, il faut monter les rues doucement, avec plein de choses curieuses a voir, un artisanat tres riche et quelques bons restaurant. Nous y avons mange un Couscous libanais tres acceptable.


Deux personnes nous ont parle de l'etat d'esprit qui regne dans la population suite au referendum qui a eu liieu le 6 decembre dernier. 65% des boliviens ont approuve la nouvelle constitution qui reconnait les memes droits a toutes les ethnies . Le president Evo Morales semble etre tres apprecie. Aucun des representants au parlement de l'ancienne constitution n'a ete reelu, ils sont tous nouveaux.....

Perou Lac Titicaca

















De Puno, ville du sud du Perou, nous avons pris un bateau pour les iles du lac Titicaca.
Il faisait beau, le lac était bleu on se serait cru sur la Mediterranée.
Premier arrêt, les iles d'Uros, les fameuses iles flottantes.Nous sommmes accueillis par un ilien qui nous explique à l'aide d'une maquette comment ils assemblent les roseaux pour fabriquer les iles.Il nous invite ensuite a aller visiter sa maison et a acheter le bel artisanat que sa femme vend.Il nous dit clairement que la seule ressource est le tourisme et que les iles n'existent encore que pour lui.C'est un peu décevant.
Nous continuons notre route vers l'ile d'Amantani où nous devons passer la nuit, à 3 heures de là.Le bateau débarque d'abord les locaux dans un premier port, puis la dizaine de touristes qui restent dans un autre.Plusieurs familles proposent des hebergements et le capitaine du bateau qui est de l'ile se charge de notre répartition.
Nous , nous irons chez Eustachia avec deux jeunes suissesses. La maison est un peu plus haut sur l'ile, on y arrive en cheminant au travers de champs de pommes de terre, petits pois, fèves et autres légumes.C'est une grande maison de 4 ou 5 chambres reparties sur plusieurs niveaux.Notre logeuse et sa fille Vicky peparent le repas pendant qu'on s'installe.Nous discutons avec les jeunes suisses qui font à peu près le même circuit que nous.Elles ont 18 et 19 ans et avant d'entamer des études secondaires partent 6 mois en voyage .
Là encore cuisine au feu de bois et pour le menu : soupe, riz et omelette au fromage et mate de coca, nous sommes quand même sur le plus haut lac du monde à 3800m d'altitude.
L'après midi Vicky passe son costume traditionnel:large jupe et jupons de couleur vive, chemisier blanc brodé et un espèce de chale noir brodé aussi aux extremités, elle est magnifique. Elle nous guide vers le haut d'Amantani pour profiter du point de vue et à mi chemin, surprise, un stade de foot qui domine la mer avec tribunes en dur.Vicky s'arrête pour suivre la partie de foot en cours et nous continuons jusqu'en haut.Le spectacle est superbe .
Au retour c'est Coco, le petit frère de Vicky qui nous ramène chez lui.
Le soir nous faisons la connaissance du Papa: Hypolito . Il a encore une autre fille qui étudie à l'université de Puno
La chambre est grande mais sommaire, il y a l'electricité, des toilettes assez rudimentaires en bas dans la cour et le point d'eau un peu plus loin dans le jardin .
Le lendemain départ pour l'ile de Taquile à 1 heure de là, nous y faisons une petite ballade et y prenons le repas de midi avant de reprendre le bateau pour Puno avec toujours de superbes éclairages sur le lac.