jeudi 14 janvier 2010

Bolivie Sucre et Potosi














De La Paz nous sommes arrives un matin a Sucre . Cette ancienne capitale est une ville tres calme ou la plupart des batiments sont blancs. Le climat y est tres agreable, nous sommes a 2600m d'altitude et avons droit au soleil.
Comme dans toutes les anciennes villes coloniales beaucoup d'eglises et de couvents mais qui etaient fermes au moment ou nous avons voulu les visiter. Une petite alliance francaise qui a l'air assez dynamique(echange et vente de livres) et qui de plus abrite un bon restaurant.

Nous sommes partis ensuite pour Potosi ville miniere, tres active a l'epoque des Espagnols a cause de l'argent que l'on pouvait sortir du "cerro rico". Sur la route nous avons eu droit a notre premiere panne de Bus . Arret en pleine campagne, le trajet ne devant durer que 3 heures , ce n'etait pas un arret pipi. L'aide chauffeur passe sous le moteur et ils commencent a manipuler un cable . Cela dure une bonne 1/2 h puis on nous signale que l'on repart. Vu de plus pres c'est le cable d'accelerateur qui etait casse et ils n'ont pas pu le raccorder a la pedale. C'est donc l'aide qui le tient a la main et qui accelere en tirant dessus. Bien sur quelques doubles debrayages ont un peu craque, mais heureusement nous n'etions pas tres loin et sommes arrives a bon port.





Potosi a ete la ville la plus peuplee de toute l'Amerique du Sud. Elle compte plus de 80 eglises. C'est une ville a 4000m d'altitude, implantee en contrebas de la montagne ou se trouvent les mines. Les rues sont etroites et nous avons eu droit a quelques belles averses qui refroidissent tres rapidement l'atmosphere.A noter que l'hotel ou nous avons dormi est le premier hotel avec le chauffage que nous rencontrions.






Nous avons visite une mine . Ce genre de visite est tres bien organise par des tours operateurs.

Apres un passage au depot ou on nous equipe : casque,bottes, pantalon et veste , nous parcourons le marche ou les mineurs vont s'approvisionner en dynamite ( en vente libre) en boisson: alcool a 96 degres et sodas en tout genre, en feuille de coca ...Sur les conseils de notre guide nous achetons un peu de dynamite et de coca pour offrir aux mineurs, c'est organise ainsi. Apres etre passes dans un centre de traitement du minerai nous sommes montes a la mine .

Les mineurs que nous avons vus sont organises en petites cooperatives qui vendent le minerai a la tonne au centre de traitement. Ils sont payes en fonction du tonnage que l'equipe peut extraire. Ils gagnent au mieux 150 euros par mois.Il existe aussi des grosses entreprises minieres dont tous les mineurs sont des salaries.

Nous etions un groupe de 6 personnes avec 2 guides , un devant et un derriere, a rentrer dans la galerie. Apres 35o m d'une galerie assez haute un premier arret ou le guide nous previent que l'atmosphere va assez rapidement changer. Effectivement environ 200 m plus loin la temperature est montee 25-30 degres , l'air est charge de poussiere, la galerie est par endroit plus basse avec quelques etais supplementaires. Nous nous arretons et le guide nous dit que pour la suite nous allions descendre de 2 ou 3 etages dans une ambiance a peu pres similaire voire plus poussiereuse en nous rapprochant du front de mine.

Didier a du mal a respirer, plus, probablement, un peu de claustrophobie, et dit que ca suffit pour aujourd'hui ! Il souhaite retourner. Deux argentines ont la meme idee, Brigitte apres quelques hesitations suivra Didier vers la sortie directe.

Les deux autres touristes, un couple d'allemands, nous ont raconte a leur sortie 1 heure plus tard les conditions de travail des mineurs. Sans protection respiratoire dans une poussiere plus intense que celle que nous avons connue au debut, et avec une temperature plus elevee encore ils font des trous a la barre a mine ou au marteau piqueur pour poser de la dynamite, ou ils chargent des wagonnets de minerais, une fois que l'explosion a fait son travail.

Evidemment nous regrettons de ne pas etre alles jusqu'au bout mais apres les details donnes par les 2 allemands nous nous imaginions pas dans cette ambiance.

La vie est tres dure pour les mineurs qui pour certains commencent a 16 ans et dont l'esperance de vie est de 45 ans.


Avant de partir de la mine le guide nous a fait une demonstration de mise a feu de dynamite avec une meche lente qu'il nous a bien sur fait tenir une fois allumee, tres moyen comme jeu !









Nous avons ensuite vu le beau musee de la monnaie ou les rouleaux des laminoirs pour lingots d'argents etait entraines au travers d'un mecanisme tout en bois , par des chevaux qui tournaient a l'etage au dessous.

Brigitte a aussi visite le Couvent de Santa Teresa qui accueillait des carmelites. C'etaient toutes des filles de riches familles espagnoles(les secondes) , elles y entraient a 15 ans et n'avaient plus aucun contact avec le monde exterieur.Elles etaient enterrees dans des trappes, sous le plancher dans une salle du couvent Pour leur rappeler leur condition mortelle, dans une assiette sur la table du refectoire etait pose un crane, tres rejouissant comme ambiance.

Le nombre de carmelites etant limite a 25 les parents devaient payer une forte dot pour que leur fille puisse entrer au couvent : l'equivalent de 100000 dollars en argent, tableaux, vaiselle...Beaucoup de ces "dons" sont exposes dans les differentes salles du couvent
Aujourd'hui les carmelites qui y vivent ne sont plus soumises au mêmes regles et gerent le musee.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire